La manœuvre de Médine

Selon le stratégiste britannique Liddel Hart, la Manœuvre de Médine illustra magistralement la spécificité d’une stratégie où la force physique joua le plus petit rôle, et l’intelligence le plus grand. On y évita systématiquement l’opposition frontale au profit de l’action symbolique, de la désinformation et du prêche selon les propres termes de Thomas E. Lawrence (Les sept piliers de la sagesse). La manœuvre développa une influence paralysante pour la puissance ottomane, et génératrice d’une liberté d’action croissante pour la Révolte Arabe.